Je suis Faada Freddy, je suis né et j’ai grandi à Dakar, sur la côte nord-ouest du Sénégal. J’ai été nomade très jeune et cela a façonné l’homme que je suis devenu. Cela m’a conduit à entreprendre un voyage intérieur et à comprendre que nous sommes « un ». Puis à valoriser l’unité de l’humanité à travers ma musique ».
Je suis né et j’ai grandi à Dakar, sur la côte nord-ouest du Sénégal. Quand j’étais enfant, j’écoutais beaucoup de musiques de différents styles : du jazz, du reggae, de la soul. Je chantais souvent des chansons à ma famille, en
wolof.
J’aimais aussi dessiner, écrire des textes et faire du breakdance. C’est comme ça que je me suis intéressé au rap.
Au début des années 90, j’ai commencé à écrire avec Ndongo D et Lord Aladji Man, et nous avons formé le groupe Daara J. On a sorti six albums, qui mêlent la musique soul, le reggae, le chant a capella et des textes de rap engagés en langue wolof. Dans nos chansons, on parle de notre identité africaine, de l’importance pour les populations africaines de s’unir et de prendre soin de
leur environnement.
Depuis 2015, j’ai aussi sorti deux albums en solo. J’y utilise principalement ma voix, les claquements de mains et les
percussions corporelles. Je parle de la liberté, et de l’importance de penser par soi-même.
Aujourd’hui, je vis entre Paris et Dakar et j’ai donné plus de 300 concerts à travers le monde.
Je suis Marcela Cisarovà et je suis née en Slovaquie*, pays d’Europe centrale. J’ai grandi au sein d’une famille tsigane dans laquelle la musique avait une grande importance. J’ai quitté la Slovaquie pour arriver en France il y a plus de 30 ans.
L’exil* a été un moment difficile pour moi mais j’ai aujourd’hui construit ma vie ici en France et je vis désormais à côté de Paris. Je suis partie pour plusieurs raisons. Au moment de la fin du régime soviétique, dans les années 1990, les personnes qui gouvernaient le pays ont changé et la communauté tsigane dont je fais partie a été très persécutée* à ce moment-là. Beaucoup d’entre nous ont dû migrer vers l’Europe occidentale.
Arrivée en France, j’ai eu la chance de rencontrer le guitariste Benoît Vincent et d’autres musiciens avec qui j’ai créé le groupe Marcela, en 2014. En 2015, nous avons sorti notre premier album “Murchales”. Ma musique s’inspire de mes racines, la musique tsigane. Elle puise aussi dans des influences latines* et balkaniques*. J’ai baigné depuis très jeune dans la musique et la danse, qui sont mes deux plus grandes passions et les meilleurs moyens pour moi de m’exprimer.
En Slovaquie, là où j’ai grandi, les populations tsiganes ont souvent été victimes de préjugés et de discriminations. Leur culture est parfois incomprise des autres sociétés. J’ai découvert que c’était aussi le cas en France et dans d’autres pays où j’ai pu voyager.
Aujourd’hui, à travers mon groupe, je m’efforce donc de redonner une voix à cette culture, en célébrant les valeurs de liberté, de voyage et de communauté qui caractérisent la culture tsigane.
TEMENIK ELECTRIC SYMPHONIQUE
« Il est important de vivre des expériences musicales dès le plus jeune âge »
Nous avons créé le groupe Temenik Electric en 2011 et nous sommes originaires de Marseille.
Il y a Mehdi au chant et à la guitare, Jérôme à la basse, Florent à la batterie, Fred aux machines électroniques, et Johann à la guitare. Nous jouons de l’arabian Rock, mélange de rock’n Roll, de musique électronique, de musique orientale. On aime mélanger les styles pour créer des chansons qui nous ressemblent. Nous avons sorti 3 albums et fait plus de 300 concerts en France mais aussi dans plusieurs autres pays. Nous sommes très heureux de participer à La Cité des Marmots ☆ Minots et de chanter avec les élèves les chants de l’exil des chanteurs et chanteuses algérien.ne.s.
Le répertoire des chants de l’exil Algérien
Ces classiques du patrimoine de la musique française et algérienne offrent une traversée historique et musicale. Les premiers chanteur·ses de l’exil arrivent en France vers 1930. Ils et elles enregistrent leurs chansons à Paris et les chantent en concert dans des cafés de la ville. Leurs chansons traversent la Méditerranée et ces artistes sont très connus en Algérie. En France, ils sont principalement écoutés par les exilés algériens. Dans leurs textes, ils parlent de leur pays d’origine, de leur famille et de leur souvenir. Cela permet d’aborder la question de l’exil qui peut être vécu par certains élèves et/ou leurs familles.